Chronique de Queen's Park

March 18, 2019

En écrivent cet article, je termine une autre semaine de clinique qui couvre de nombreuses communautés au nord de la circonscription. Les députés reviendront à l’Assemblée législative lundi. Je suis fier de pouvoir dire que mon visage n’est pas étranger à pratiquement aucune communauté d’Algoma-Manitoulin. Il n’y a aucun doute dans mon esprit que les cliniques de circonscription jouent un rôle essentiel en permettant aux députés de rester en contact avec ce qui se passe dans la circonscription et avec les problèmes qui préoccupent les gens. En voyageant j’ai la chance de voir comment nos routes sont entretenues, la construction et le développement d’infrastructures, l’ouverture de nouvelles entreprises, et ainsi de suite. Les cafés et les restaurants où je m’arrête sont une des meilleures sources d’information. Je finis inévitablement pour avoir des conversations informelles mais éclairantes avec des citoyens.

 

Rencontrer des gens face à face garde les choses réelles pour moi. L’expression faciale, le comportement et le ton de la voix me dis plus que des mots sur une page ou par téléphone. Je vois et parle souvent avec des personnes qui vivent avec divers handicape. Ils partagent avec moi les obstacles auxquels ils sont confrontés, dont certaines sont aggravées par les réglementations et les politiques du gouvernement.  

 

À la suite des pressions exercées par le NPD sur le gouvernement Conservateur, la revue indépendante de la Loi sur accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario (LAPHO) de l’ancien lieutenant-gouverneur de l’Ontario David C. Onley a finalement été présenter à la législature. Dans son rapport Onley déclare que, « chaque jour, dans chaque communauté ontarienne, les personnes handicapées font face à des obstacles considérables qui les empêchent de participer aux vastes possibilités que la province offre à ses résidents – ses résidents non handicapés… Pour la plupart des personnes handicapées, l’Ontario n’est pas un lieu d’opportunité, main l’un plein de nombreuse obstacles déroutants et démoralisant. »

 

Sous le règne des Libéraux et des Conservateurs, l’Ontario n’est pas en mesure de garantir à toutes les personnes handicapées l’accès à l’éducation, aux soins de santé et aux emplois qu’elles méritent, ainsi que l’infrastructure nécessaire pour leur permettre d’accéder aux espaces publics et de les utiliser.

 

À cause des retards dans le dépôt du rapport et la pause des activités cruciales des comités consultatifs de LAPHO, le gouvernement Ford a traîné ses pieds sur l’élimination des obstacles pour les personnes handicapées.

 

Il est impératif que le gouvernement Ford examinent le rapport indépendant d’Onley de manière approfondie et qu’ils s’engagent à mettre en œuvre ses recommandations sans plus tarder. Les Ontariennes et Ontariens handicapés méritent un gouvernement qui est à leur écoute et qui considère leur inclusion dans tous les domaines en sociétés sérieusement et avec compassion.

 

Les changements apportés soudainement au soutien pour les familles qui ont des enfants qui tombent dans le spectre autistique sont un problème vraiment déchirant. Les Ontariens savent que les coupures imposées par Doug Ford au service d’autisme font mal aux familles et créent des tensions financières, physiques et émotionnelles indicibles pour les parents qui dépendaient – mais ne seront plus – proches du financement suffisant pour la thérapie de leurs enfants.

 

Le mois dernier, les Conservateurs ont annoncé une révision du Programme ontarien des services en matière d’autisme (POSA), qui prévoyait de limiter le financement annuel des enfants de plus de cinq ans à seulement 5 000 $ avant les récupérations fondées sur le revenu. Les thérapies comportementales intensives peuvent coûter des familles avec des enfants qui ont des besoins plus élevés jusqu’à 70 000 $ par an. Ceci signifie que les familles vont devoir débourser des dizaines de milliers de dollars sous le nouveau POSA. 

 

Les parents et les soignants n’ont pas d’autre choix que d’envoyer leurs enfants dans des salles de classe régulière dans des écoles locales dès le 1er avril. Donc il y aura un afflux soudain et inattendu de milliers d’enfants avec l’autisme dans les écoles. Les éducateurs et les parents ont immédiatement sonné l’alarme car les écoles manquent le personnel et les ressources nécessaires pour faire face à cette augmentation soudaine du nombre d’élèves. Cela affectera directement l’éducation de tous les enfants.

 

Ça prend des entraînements spéciaux pour travailler avec des enfants avec l’autisme – une formation que la plupart des enseignants n’ont pas. Le programme et les services destinés pour ces enfants qui seront filtrés dans les écoles ne seront nulles parts proches de ce qu’ils ont en ce moment – et qu’ils ont vraiment besoin. Laura Kirby-McIntosh, une défenseuse de l’autisme et une enseignante d’école a déclaré que « si le gouvernement pense pouvoir éclater le Programme ontarien des services en matière d’autisme en disent que c’est bien et les enseignants vont le faire – non. » Plusieurs salles de classe sont déjà prises avec un grand nombre d’élèves et les besoins divers des étudiants. Les enseignants et les travailleurs de soutien sont déjà découragés. Comment peuvent-ils gérer avec encore plus d’étudiants, en particulier lorsque les ressources appropriées ne sont pas disponibles?

 

Le « premier gouvernement pour le peuple » de Doug Ford se démontre en façon insensible et indifférent vers ceux qui ont des besoins spéciaux et ceux qui font face à un éventail d’obstacles. Ils font des coupures qui vont bien au-delà des solutions pour pouvoir trouver un bon fonctionnement pour économiser l’argent, sans nuire aux services fournis à la population de l’Ontario.

 

Il y a quelques jours, lorsque les parents et les alliés de personnes atteintes d’autisme manifestaient à Queen’s Park, ils ont demandé à la ministre Lisa McLeod de venir leur parler face à face, mais elle a refusé de se présenter. La ministre aurait peut-être une perspective différente si elle rencontrait les vrais habitants de l’Ontario en personne. Je sais que cela me fait du bien.

Comme toujours, n'hésitez pas à contacter mon bureau à propos de cette chronique ou si vous avez des questions d’affaire provinciale. Vous pouvez joindre mon bureau de circonscription par courriel à mmantha-co@ndp.on.ca ou par téléphone au 705-461-9710 ou sans frais au 1-800-831-1899.

 

Michael Mantha, député

Algoma-Manitoulin

 

 

 

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