Chronique de Queen's Park

April 1, 2019

Combien de fois le Canada a-t-il été choisi comme le meilleur endroit à vivre ou au moins parmi les dix meilleurs endroits à vivre au monde? Il y a eu plusieurs sondages basés sur des réponses à une grande variété de critères. Je dois admettre que je n’ai pas trouvé de réponse définitive dans mes recherches, mais il suffit de dire que nous avons atteint cette notoriété à de nombreuses reprises dans notre histoire.

 

Si vous demandez aux gens pourquoi un pays est un bon endroit à vivre, vous obtiendrez beaucoup de réponses différentes, mais la plupart tomberont dans des catégories générales telles que le climat, l’emplacement géographique, le type de gouvernement, l’économie, la richesse, les ressources et ainsi de suite. Je n’ai aucun diplôme en sociologie ou en économie, mais je peux affirmer avec certitude que l’engagement général d’un pays en faveur de l’éducation publique et de sa livraison est un gros déterminant du succès de la construction d’une nation.

 

L’éducation joue un rôle crucial dans la détermination de la trajectoire d’une nation dans la croissance mondiale. Plus un pays a une population bien éduquée, plus il lui est possible d’attirer des investissements et des opportunités financières, ce qui contribue au développement et à la prospérité. Les pays qui centrent l’importance de l’éducation ont un avantage distinct de ceux qui ne le font pas. En encourageant les citoyens à partager ce qu’ils ont appris et à participer à des discussions, nous avons mis en place nos plans en matière de sécurité, de prospérité et de satisfaction globale, ou même du bonheur.

 

Étant donné le rôle prédominant de l’éducation dans la réussite nationale, il semblerait qu’elle devrait également être l’un des investissements les plus prioritaires que n’importe quel gouvernement puisse faire pour assurer la sécurité et la prospérité de son peuple. Récemment, toutefois, ici en Ontario, l’éducation semble être l’une des plus grandes victimes du gouvernement de Doug Ford.  

Le gouvernement Conservateur semble plus enclin à conserver l’argent en réduisant le nombre d’enseignants dans les salles de classe en Ontario qu’à offrir la meilleure éducation possible à nos enfants. Le « résultat de l’efficacité » de Ford est sa décision d’augmenter le nombre d’élèves par classe au primaire et au secondaire.

 

Les Conservateurs ne sont pas des novices aux « jeux qui font tourner ». Ils le savent en disant au public qu’ajouter un élève par classe au niveau primaire et six élèves par classe au niveau secondaire ne semblent pas si horribles. Toutefois, selon Harvey Bischof, le président de la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario, ceci veut dire qu’il y aura une perte de milliers d’emplois d’enseignement au cours des quatre prochaines années – plus de 5 700 dans les écoles secondaires publiques anglophones seules. Bischof a déclaré que « cela équivaut à une perte d’environ 34 000 classes ».

 

Bischof a ensuite expliqué que cela signifierait que les programmes les plus petits ou les plus spécialisés dans les écoles seront coupés, car les écoles ne pourront pas gérer l’accommodation des plus petits nombres nécessaires pour ces programmes. Si vous avez un nombre inférieur dans une classe, cette réduction doit être compensée en ajoutant des élèves à d’autres classes. « Cela signifie une augmentation spectaculaire à la taille des classes dans tous les cours qui ne doit pas être limitée par des précautions telles que la sécurité des étudiants, comme dans certaines classes de technologie ».

 

La ministre de l’Éducation, Lisa Thompson, a également annoncé que tous les étudiants au secondaire devront suivre un cours sur l’internet à la maison chaque année. Cela va non seulement contre ce que nous savons déjà au sujet de l’adaptation de tous les styles d’apprentissage de chaque élève, comme le font les enseignants dans les salles de classe, mais cela met également une pression sur les familles qui n’ont pas les moyens d’acheter un ordinateur ou l’internet chez eux. Et juste pour bonne mesure, après avoir acquis les avantages de l’apprentissage avancé en offrant les cours de la maternelle et le jardin à temps plein pour plusieurs années, Thompson refuse d’engager des fonds pour ceci dans le futur.

 

L’ingérence dans l’éducation n’est pas limitée en aucune manière aux niveaux primaire et secondaire. L’Ontario a une réputation triste d’offrir le financement par habitant le moins élevé pour les études postsecondaires, les frais de scolarité les plus élevés, ainsi que le plus haut niveau de dette étudiante au Canada. Les réductions de Ford obligeront les étudiants à revenu faible et moyen à s’endetter davantage pour payer leurs études. Cela aura des conséquences non seulement sur leurs finances, mais aussi sur leur santé mentale. Nos diplômés terminent leurs études à nos collèges et nos universités avec des rêves de passer à la prochaine étape de leur vie – confrontés des nouveaux défis et opportunités en tant que salariés et consommateurs – pour être ensuite reversés devant une vie de dettes d’étudiantes lourdes.

 

Chris Glover, porte-parole des collèges et des universités pour le NPD, a récemment présenté une motion demandant au gouvernement de convertir tous les futurs prêts du RAFEO en subventions et de cesser de facturer des coups d’intérêts sur les dettes existantes. Glover a déclaré que « trop de jeunes Ontariens font face à la décision impossible de mettre de côté leur carrière académique ou d’accepter des prêts énormes. La richesse ne devrait pas être une condition préalable pour accéder un enseignement postsecondaire de bonne qualité. Nous ne devrions pas non plus endetter les étudiants à revenu faible ou moyen avec une telle dette qui les empêchera d’attendre leurs aspirations, comme déménager du domicile de leurs parents et de commencer leurs propres familles ». De manière prévisible, les Conservateurs ont tourné le dos aux étudiants ontariens en rejettent cette motion.

 

J’ai toujours soutenu que la plus magnifique ressource d’Algoma-Manitoulin est ses habitants. Je crée la même chose des jeunes de l’Ontario. Je n’ai aucun doute dans ma tête que l’un des investissements les plus intelligents que l’Ontario puisse faire est l’éducation de nos enfants et de nos jeunes, car c’est en eux que réside notre vrai avenir.

 

Comme toujours, n'hésitez pas à contacter mon bureau à propos de cette chronique ou si vous avez des questions concernant toute autre affaire provinciale. Vous pouvez joindre mon bureau de circonscription par courriel à mmantha-co@ndp.on.ca ou par téléphone au 705-461-9710 ou sans frais au 1-800-831-1899.

 

Michael Mantha

Député d’Algoma-Manitoulin

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