Chronique de Queen's Park

April 8, 2019

Vous connaissez les films et les émissions de télévision de science-fiction dont l’histoire est centrée autour d’un portail joignant deux mondes. Souvent, le thème est basé sur l’idée que tout ce que le personnage principal fait dans un monde a un effet dans l’autre.  Certains jours, lorsque je me retrouve dans ma résidence à Toronto, j’ai l’impression de jouer le rôle d’un de ces personnages. De mon balcon je peux observer la ville et admirer la beauté du centre-ville. Mais je dois admettre que dans ces moments, j’aime imaginer que je suis ce personnage de science-fiction et que je suis transporté en un clin d’œil au bord d’un lac ou sur une colline près de ma maison. Il va sans dire que mon cœur est toujours à Algoma-Manitoulin.

 

Personnellement, il n’y a rien que je préfère plus que de passer du temps avec mes fils à la chasse, à la pêche ou au camp. À mon avis, la plupart des habitants du nord ne peuvent s’empêcher d’aimer la terre sur laquelle nous vivons. En tant qu’Ontariens du nord, nous savons que notre environnement est fragile et nous devons veiller à toujours utiliser nos ressources avec respect et à les protéger avec vigilance. L’un de mes proverbes préférés vient du Chef Seattle, un Suqamish et un Duwamish d’il y a bien longtemps. Son message pour nous est simple mais si vrai. « Nous n’héritons pas la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons de nos enfants. »

 

Je soulève la question du respect et de la protection de notre environnement après une réunion avec notre caucus au cours de laquelle nous avons principalement discuté le rapport final de Dianne Saxe, Commissaire à l’environnement de l’Ontario. Les lecteurs se rappelleront qu’en novembre dernier, le gouvernement Ford avait annoncé la suppression du bureau du Commissaire à l’environnement. La commissaire agissait indépendamment du gouvernement comme un chien de garde et rendait compte de la conformité des politiques et des plans du gouvernement avec la Charte des droits environnementaux de 1993. De plus, la commissaire a rendu compte des progrès réalisés par la province dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’amélioration de la conservation et de l’efficacité de l’énergie.

 

Ça ne devrait pas être surprenant que Doug Ford ait aboli le bureau du commissaire. Depuis son entrée en fonction, Doug Ford a systématiquement démoli les politiques et programmes mis en place pour conserver l’énergie, ralentir la progression des changements climatique et promouvoir une économie plus propre. Ford a annulé le programme de plafonnement et d’échange qui limitait les émissions de gaz et incitait les grandes entreprises à réduire leur pollution par le carbone. Ford a aussi coupé près de 800 programmes incitatifs d’énergie verte pour les propriétaires de maisons et les entreprises. C’est une coupure que les experts ont appelée « un assaut sur l’énergie verte. »

 

Juste la semaine dernière, le gouvernement Ford a aboli une série de programmes conçus pour économiser l’énergie dans les bâtiments. Il propose d’affaiblir les politiques de protection contre l’extension de l’étalement urbain, qui empiète sur les terres agricoles, les forêts et les zones humides, qui aggrave les déplacements, la congestion et la pollution par les combustibles fossiles. Il a, à deux reprises, tenté de percer des trous dans la Ceinture de verdure autour du Grand-Toronto.

 

Dans son dernier rapport, la commissaire Saxe a déclaré que « sans une action efficace du gouvernement pour conserver l’énergie, en particulier les combustibles fossiles, l’Ontario continuera de nuire à ses finances, à son climat et à son bien-être. »

 

Chaque année le monde entier reconnait le 22 avril comme la Journée internationale de la Terre. Depuis la première Journée de la Terre officiel en 1970, des évènements sont organisés dans près de 200 pays pour nous aider à souligner l’importance de la protection de la Terre et de son environnement. C’est un jour où nous pouvons reconnaître l’esprit ambitieux et les contributions de ceux qui servent sur les lignes de front, dans le monde entier et dans nos propres quartiers, pour protéger l’environnement.

 

Ici, à Algoma-Manitoulin, nous avons accès à certaines ressources les plus riches au monde, littéralement presque à notre porte. Combien de personnes peuvent dire qu’elles peuvent respirer un air pur et propre, filtré par des forêts luxuriantes et vertes? Combien de personnes habitent à quelques minutes des rivières et des fleuves éclatants pleines de poissons et de forêts où les animaux sont en bonne santé et abondants?

 

Le Jour de la Terre pour plusieurs communautés à Algoma-Manitoulin consistes de nombreuses activités, grandes et petites, avec le but d’encourager les gens à faire leur part pour protéger cette planète que nous appelons notre chez-nous. Le Jour de la Terre sert à inspirer les gens à rejoindre leurs amis et leurs voisins pour s’engager avec la nature et travailler ensemble pour protéger notre planète et construire des communautés fortes, durables et résilientes.

 

Si vous avez grandi comme mes frères et moi, vos parents vous ont peut-être appris que, lorsque vous empruntez quelque chose, vous devez le retourner en même condition que vous l’avez obtenu – sinon mieux. On dirait que maman et Chief Seattle viennent de la même école.

« Nous n’héritons pas la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons de nos enfants. »

 

En pensant encore d’être sur le balcon à Toronto, regardant vers Queen’s Park, je ne peux pas m’empêcher de penser à ce qui se passe du côté « urbain » du portail. Ce qui se passe à l’Assemblée législative influence vraiment ce qui se passe dans notre environnement chez nous. D’une certaine manière, l’idée du « portail » est un peu vraie. C’est la raison pour laquelle je dis que les Ontariens et Ontariennes méritent un gouvernement qui protège nos ressources naturelles précieuses, investit dans notre santé et notre prospérité, et fasse tout ce qui est en son pouvoir pour ralentir la crise des changements climatiques. Les Ontariens et Ontariennes méritent plus, pas moins, de leur gouvernement.

 

Comme toujours, n'hésitez pas à contacter mon bureau à propos de cette chronique ou si vous avez des questions concernant toute autre affaire provinciale. Vous pouvez joindre mon bureau de circonscription par courriel à mmantha-co@ndp.on.ca ou par téléphone au 705-461-9710 ou sans frais au 1-800-831-1899.

 

Michael Mantha

Député d’Algoma-Manitoulin

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