Chronique de Queen's Park

July 30, 2019

Demandez à n’importe quel membre de mon équipe de bureau quelle est la meilleure partie de leur travail et je vous parie un petit deux qu’ils diront qu’ils aiment le sentiment qu’ils éprouvent à aider les autres. On peut en dire autant des autres emplois, en particulier des premiers intervenants et des travailleurs de la santé. Il n’y a rien de tel que le sentiment que vous avez lorsque vous êtes capable de faire quelque chose, grand ou petit, pour faire une différence dans la vie de quelqu'un. En tant que député, au fil des ans, j'ai eu le privilège d'honorer des personnalités très spéciales qui ont été au bon endroit et au bon moment pour sauver une vie. Plusieurs de ces personnes m'ont dit que sauver une vie est vraiment un sentiment merveilleux, mais que c’est aussi une bonne leçon d’humilité.

 

L'un des moyens par lesquels de nombreux Ontariens peuvent avoir un effet très direct sur la vie de plusieurs personnes en même temps consiste encore et encore à devenir un donneur de sang régulier. C’est aider des patients cancéreux, greffés ou victimes d'accidents. Pour ces personnes et bien d’autres encore, une transfusion de sang en temps voulu peut permettre de sauver des vies. En fait, la moitié des Canadiens auront besoin de sang ou connaîtront quelqu'un qui en a besoin.

 

Lorsque vous donnez du sang, vous n'êtes pas limité d’aider une seule personne ayant besoin d'une transfusion sanguine. Une seule pinte peut sauver trois vies. C'est incroyable. Outre les transfusions, ils utilisent le sang provenant de dons pour fabriquer du plasma et collecter des cellules souches pour les greffes. Au fil des ans, mon équipe de bureau et moi avons parrainé ou adopté plusieurs cliniques de collecte de sang. Lorsque je discute avec des électeurs qui donnent du sang ou font du bénévolat, vous ne pouvez pas vous empêcher de remarquer le sourire sur leurs visages. Donner du sang est rapide, sans douleur et c’est à vous de donner.

 

France Gélinas, mon amie et collègue députée, a travaillé d'arrache-pied à une initiative à laquelle des milliers d'Ontariennes et Ontariens ont souscrit. Elle sauvera également des vies - les dons d'organes et de tissus. Chaque province du Canada a son propre organisme responsable de l'enregistrement des donneurs d'organes et de tissus. En Ontario, il s’agit du Réseau Trillium pour le don de vie (RTDV).

 

Au moment où j'écris cette chronique, en Ontario, 1 684 personnes sont sur une liste d'attente dans l'espoir de subir une greffe permettant, car elle représente leur seule chance de vivre. Ces personnes comptent sur la générosité d’individus et de leurs familles immédiates pour s’inscrire et donner leur consentement pour le don de leurs organes et de leurs tissus en cas de décès. Un donneur peut sauver jusqu'à 8 vies. De plus, le don du tissu permet d’améliorer le nombre de vie supplémentaires à 75. L'âge n'est pas un facteur dans tous les cas. Ce qui compte, c'est l'état de certains organes et tissus.

 

À l'heure actuelle, si une personne souhaite faire don de ses organes et de ses tissus, elle doit s'inscrire auprès du RTDV. La vérité est que certaines personnes ne pensent tout simplement pas à ce sujet ou peuvent même ne pas être au courant du programme. En d’autres termes, les donateurs doivent exercer leur volonté de participer. Plus tôt cette année, la députée Gélinas a déposé le Peter Kormos Memorial Act (Amendement du Réseau Trillium pour le don de la vie). Le projet de loi doit son nom au populaire député néo-démocrate de Welland, Peter Kormos, passionné par le don d'organes. Kormos est décédé le 30 mars 2013. S'il est adopté, le projet de loi de Gélinas changera le système ontarien en un système opt-out plutôt qu’un système opt-in. En d’autres termes, tout le monde serait considéré comme un donateur potentiel à moins d’exercer sa préférence pour ne pas participer au programme.

 

Selon France, il est absolument déchirant de voir des personnes souffrir anxieusement pendant des mois, attendant jour après jour l’information d’un donneur identique, en particulier lorsque des donneurs consentants désirent faire un don sont inconnus de leur médecin et de leurs proches. « En optant pour un système de désabonnement, nous pouvons continuer à respecter les souhaits des personnes, tout en augmentant les chances que les personnes figurant sur la liste d'attente trouvent leur correspondance. »

 

La province de la Nouvelle-Écosse a récemment adopté une telle loi, ce qui en fait la première juridiction en Amérique du Nord à adopter le système de « désabonnement ». En Nouvelle-Écosse, les membres de la famille des donneurs seront consultés avant que les patients soient référés au programme. De plus, ils auront la possibilité de vérifier que leurs proches sont en accord avec la préférence indiquée sur leur carte de santé.

 

Le projet de loi est conforme à de nombreuses autres législations existantes. Si une personne décède sans testament dans cette province, il est présumé que celle-ci a l'intention de donner ses biens à ses enfants, petits-enfants et frères et sœurs, conformément à la loi qui établit le parent le plus proche. L'intention présumée du projet de loi ferait de même pour les organes.

 

Depuis 2003, rien qu'en Ontario, 916 personnes ont bénéficié d'une transplantation d'organe de sauvetage permettant. Il est intéressant de noter que les données que nous avons vérifiées montrent que les Ontariens du Nord, en particulier, appuient massivement les dons d’organes et de tissus. En fait, le Nord de l’Ontario est en tête du classement des donneurs, laissant le Grand Toronto à la traîne. En avril de cette année, les villes de North Bay, Sudbury et Espanola se classaient respectivement à 1, 2 et 7 en termes de pourcentage de résidents inscrits à 57%, 56% et 55%. Les autres communautés d’Algoma ont une moyenne respectable de 45%.

 

Gary Marin, de la circonscription de Gélinas, a reçu une double greffe de poumon il y a environ 4 mois. M. Marin soutient fermement le projet de loi du NPD en déclarant: « Cette greffe de poumon m'a redonné une nouvelle vie…. Toute action qui rend plus de dons d'organes disponibles pour les Ontariens malades est admirable. C’est la raison pour laquelle j’appuie le projet de loi d’initiative parlementaire de France Gélinas visant à mettre en place un système opt-out. »

 

C'est un projet de loi dont l'heure est venue.

 

Comme toujours, n'hésitez pas à contacter mon bureau à propos de cette chronique ou si vous avez des questions sur toute autre affaire provinciale. Vous pouvez joindre mon bureau de circonscription par courriel à mmantha-co@ndp.on.ca ou par téléphone au 705-461-9710 ou sans frais au 1-800-831-1899.

 

Michael Mantha, député

Algoma-Manitoulin

 

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