Chronique de Queen's Park

Les lecteurs de cette chronique hebdomadaire connaissent bien l'importance que les néo-démocrates accordent à la prestation de la meilleure éducation, du meilleur soutien, de la plus grande sécurité et des meilleures possibilités pour nos jeunes. Ce sont nos jeunes qui représentent vraiment l'avenir non seulement de cette province, mais de ce monde. C’est pourquoi je visite des élèves du primaire au collège fréquemment. Les jeunes de l'Ontario sont mis en désavantage en termes d'éducation, de santé, de sécurité, de formation, de finances et même de bien-être physique et mental.


Par exemple, je suis très préoccupé par les coupes dans le financement de l’éducation publique, ce qui conduit finalement à des problèmes à la table de négociation entre le ministère de l’Éducation, l’Association des Conseils Scolaires de l’Ontario et les divers syndicats d’enseignants. Les enseignants se soucient véritablement de nos enfants à tous égards. Ils voient au premier rang les effets des coupes budgétaires sur la qualité de l'éducation que reçoivent nos jeunes. Dieu merci, ils sont dans une bonne position, mais peu enviable, de tenir tête au gouvernement Ford pour défendre nos enfants. M. Ford sait que la bonne chose à faire est de renverser ses coupes en éducation. Il nous a menés au bord d'une grève générale des travailleurs simplement parce qu'il est déterminé à aller de l'avant avec son programme d'économies pour entasser plus d'enfants dans les salles de classe, forcer les jeunes à suivre des cours obligatoires en ligne, déchirer les options de cours et retirer des milliers d'adultes bienveillants des écoles. Nous savons que les étudiants, les parents et les travailleurs de l’éducation ne le veulent pas. Le NPD presse le premier ministre de cesser de se battre contre les enseignants, de cesser d'utiliser nos enfants comme des pions et de commencer à négocier de bonne foi.


Les lecteurs réguliers de cette chronique se souviendront des références à de nombreux problèmes d'éducation similaires. Ces références comprenaient la réduction des délais de grâce pour commencer le remboursement des prêts aux étudiants, la confusion et le chaos concernant les problèmes liés au curriculum scolaire, la détérioration des bâtiments scolaires, les attaques contre les associations d'étudiants - qui veillent au bien-être et à la sécurité des groupes d'étudiants postsecondaires - comme des fauteurs de troubles marxistes et les changements de structure de frais universitaires. Je ne peux pas imaginer le stress que toutes ces questions et actions soulèvent pour nos jeunes.


Une autre préoccupation majeure que j’ai est celle de la santé de nos jeunes et la réticence du gouvernement à faire preuve d’un véritable effort pour protéger nos enfants contre les substances nocives. Bien sûr, je fais référence ici à la question des effets du vapotage sur la santé des gens. En vérité, la science ne sait pas grand chose sur les effets à long terme du vapotage. Sans aucun doute, le gouvernement a un rôle à jouer «in loco parentis», car les enseignants savent bien que le latin signifie «à la place d'un parent». Nous devons tous aider à prendre soin de nos jeunes.


Il est impératif que l'Ontario adopte une approche de précaution lorsqu'elle autorise la mise sur le marché de produits comme les produits de vapotage. L'Ontario est loin derrière les autres juridictions lorsqu'il s'agit de protéger nos jeunes contre les pratiques prédatrices de l'industrie du vapotage, et il est temps de rattraper le retard.


Pour cette raison, la députée France Gélinas, porte-parole du NPD en matière de santé, a présenté le projet de loi « Le vapotage n’est pas pour les enfants ». Ce projet de loi établit des obligations fermes pour le ministère de la Santé afin d'empêcher les jeunes de l'Ontario de vapoter et de devenir dépendants à la nicotine. Il interdirait la promotion des produits de vapotage, réglementerait les arômes disponibles, fixerait une quantité maximale de nicotine par millilitre de fluide, restreindrait les ventes aux magasins spécialisés, obligerait Santé Ontario à préparer un rapport annuel sur l'utilisation du vapotage et les effets sur la santé et mettrait de l'argent de côté pour la recherche.


Michael Perley, président de l’association médicale de l’Ontario à la Coalition ontarienne contre le tabac, appuie ce projet de loi du NPD. Perley a déclaré: « Grâce à un cadre fédéral de légalisation du vapotage inadéquat et permissif et à la promotion agressive du vapotage aromatisé par l'industrie du tabac, de plus en plus d'enfants ontariens deviennent dépendants de la nicotine chaque jour. Le gouvernement provincial doit prendre des mesures rapides pour bloquer la promotion de l'industrie de la nicotine auprès de nos enfants. L'interdiction de toutes les saveurs, sauf celles spécifiquement autorisées, et la restriction des ventes de vapotage aux magasins spécialisés, comme le propose Mme Gélinas, aideront à aligner la réglementation sur la vapotage sur la réglementation sur le tabac.


De plus, le Dr Atul Kapur, directeur exécutif de Médecins pour un Canada sans fumée, appuie également le projet de loi de Gélinas, déclarant: « Il nous a fallu des décennies pour apprendre les effets du tabagisme sur la santé. Nous en sommes maintenant aux mêmes premiers stades du vapotage. Si nous voulons tirer les leçons du tabagisme, nous devons être plus prudents dans la manière dont nous permettons la commercialisation de ces produits. »


Je pense que je peux dire en toute sécurité que sans exception, tout parent ferait tout ce qu'il faut pour protéger ses enfants. Je crois vraiment que la responsabilité incombe également aux élus car, comme on dit, il faut un village pour élever un enfant. Les néo-démocrates sont fiers de se joindre à plusieurs milliers de parents, d'éducateurs, de fournisseurs de soins de santé et d'organisations de jeunesse pour mettre le gouvernement Ford au défi de bien définir ses priorités.


Comme toujours, n'hésitez pas à communiquer avec mon bureau au sujet de cette chronique ou de toute autre affaire provinciale. Vous pouvez joindre mon bureau de circonscription par courriel à mmantha-co@ndp.on.ca ou par téléphone au 705-461-9710 ou sans frais au 1-800-831-1899.


Michael Mantha, MPP / député

Algoma-Manitoulin